The Branet Family - Inspection des troupes...


Branet Claude

Claude, le paternel septuagénaire, natif de Nogaro et surnommé
« Le GLAUDE ».

Une appellation contrôlée empruntée au film « La soupe aux choux », mais nul ne sachant vraiment si c'est en raison d'un prénom identique au héros, ou par pure référence à de constantes crises d'aérophagie.
Musicien et mélomane consommé*, cet « ASSURANCETOURIX » en puissance, préposé aux cymbales dans la batterie fanfare de son village natal, fut rapidement prié de s'expatrier sous d'autres cieux, pour tapage nocturne répété lors de trop fréquentes séances de répétions de gammes.
Bien que n'ayant jamais joué au rugby malgré un physique « approprié », il demeura un pion essentiel du club durant de longues années, en qualité de masseur de l'équipe première.
Hélas, ses « paluches » façonnées au béton armé, plus proche de la râpe à fromage que du duvet d'oie, causèrent sa perte.
Il fut démis de ses fonctions, coupable d'avoir courtcircuité la carrière ou précipité le départ de bon nombre de joueurs, tous victimes de surchauffe des quadriceps.
Il fut également jugé responsable du transfert des plus tenaces dans le service des grands brûlés de l'hôpital Pellegrin.
Actuellement recyclé dans la collecte intensive des cartes de membre honoraire, il serait sérieusement question au sein du Club, de lui élever une statue, si toutefois il dépassait le cap fatidique des 150 réalisations (record du canton).
Record personnel actuel, 125.

*Préférence pour le regretté Mortier SCHUMANN, le duo CIMENT and GARFUNKEL et pour la chanson « Laisse béton » de RENAUD.


Branet Philippe

Philippe, 49 ans, l'aîné du trio, dit « BLAIREAU » et ancien talonneur réserviste de poids...

Pressenti pour être la nouvelle mascotte du Club...

Ancien talonneur réserviste de poids si l'on tient compte de ses protège-tibias.
Un jeu de jambes ultra rapide à la Mohamed Ali Cassius Clay et une curieuse position trapézoÏdale (le fin du fin à l'époque), en firent un « ratisseur » de génie, sans nul doute le plus doué et le plus performant de sa génération.
Nous n'avons pas souvenir de la perte d'un seul ballon sur mêlée favorable et nous ne pouvons d'ailleurs que saluer sa déconcertante facilité, quel que soit le côté de l'introduction (une aubaine pour ses coéquipiers et toujours une énigme pour ses vis à vis).
Pressenti pour être la nouvelle mascotte du Club, lors des matchs à domicile (un écureuil grandeur nature monté sur vélocipède).
Un véritable « contre la montre » nécessitant, souffle de baleine et mollets de coqs aguerris (qualités que n'aurait certainement pas désavouées l'illustre Bernard Hinault, lui aussi surnommé « le Blaireau »).
Du « sur mesure » pour notre « Blaireau » local et un rôle valant de toutes manières à lui seul, son pesant de noisettes.


Branet Hervé

Hervé, 45 ans, alias « FERNAND » non sans avoir un instant pensé à faire intervenir le bathyscaphe du Commandant Cousteau...

Actuellement masseur de la réserve, un don hérité du papa, mais avec une infinie douceur en plus.
Ex ailier réserviste, réputé pour ses débordements lors des 3ème mi-temps ou pilier à la tenue irréprochable, surtout... à table.
Ce rude combattant eut la malchance d'attraper une bronchite dite « cazaline » (diagnostic de la faculté de médecine de Bordeaux faisant foi), la veille de ses grands débuts en équipe première contre les rugbymen de Cazaux, à l'époque terreurs de leur championnat.
Il prépare à l'heure actuelle la Formation 1er Secours (AFPS). Traduisez « Attestation de Formation au Piètre Secours ».
Nous vous conseillons donc la plus grande prudence si vous devez faire trempette dans les environs.
Sachez également, que notre valeureux Maître-Noyeur-Sauveteur (éminent spécialiste du 50 mètres ricochet petit bassin) a déjà envoyé par le fond, une bonne dizaine de mannequins, considérés perdus corps et biens par les hautes instances océanographiques.
Sa merveilleuse aptitude en milieu aquatique fit de « Fernand » le héros d'une sortie canyoning des plus mouvementées entre rugbymen du club.
Ce phénomène pulvérisa en effet de plus de 3 secondes, le record des jeux méditerranéens de plongée en apnée détenu depuis belle lurette par Edmond Danthez, alias le Comte de Monte-Cristo, lors des championnats d'évasion inter-gêoles organisés par le personnel pénitentiaire du Château d'If.

Explications : Saut dans un puit d'une hauteur de 10 mètres.
Ca plonge sans problème pour tout le monde et pour « Fernand » aussi.
Ca plonge oui, mais ça ne remonte pas !
A peine devine t'on un casque venant lentement flotter à la surface.

« Affolo » général, plusieurs se dévouant pour repêcher et sous 4 mètres d'eau, le copain aux prises avec le syndrome des profondeurs.
Après maintes tentatives, on le hisse enfin, non sans avoir un instant pensé à faire intervenir le bathyscaphe du Commandant Cousteau.
Notre homme-grenouille reprend péniblement connaissance, les candidats pour le bouche à bouche ne se bousculant pas au portillon.
Comme on les comprend !
C'est en balbutiant, entre deux suffocations et trois geysers, que Fernand révèle qu'il ne sait pas nager.
Le garçon coulera à pic dans des conditions similaires à deux autres reprises, puisqu'il fallait bien sortir du canyon.
Mais là, le secours opportun des petits copains à présent sur le qui-vive et l'absence d'iceberg, lui évitèrent la triste fin du Titanic.
Pourtant, les soucis ne faisaient que commencer !
Lors de la remontée vers les voitures, une pente des plus accentuée attendait notre naufragé.
Les branchies quelque peu endommagées et victime d'une spectaculaire rétention d'eau (un jerrican / poumon), il faillit de nouveau passer la truelle à gauche durant la rude ascension.
A tel point qu'il fut longtemps question d'un éventuel rapatriement héliporté, recours auquel il fallut finalement renoncer, ce curieux personnage ne sachant pas non plus voler !
Le gaillard se remis tant bien que mal (multiples perfusions de sérum... Négrita 44° spécial pâtisserie, grâce à la présence providentielle d'un Saint-Bernard) et jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrai plus.


Branet Eric

Eric, 42 ans, alias « TATAYOT » et rebaptisé depuis peu « PAPIELEAU », bun demi de mêlée de haute lignée, assénant des « parpaings » à la pelle...

Rebaptisé depuis peu « PAPIELEAU » toujours en souvenir de cette fameuse sortie canyoning, où notre apprenti spéléologue régala l'assistance d'une énième lapalissade dont il a le secret, « Quand j'ai pas pied l'eau, j'ai peur ! ».
Une pensée hautement philosophique, mais toutefois très claire pour tout le monde.
On put ainsi admirer ses talents pour la nage synchronisée, alliant battement supersonique des menottes (style joueur de tam-tam zoulou) à un subtil ramené de jambes (façon Aldo Maccionne).
Une technique révolutionnaire, qu'il fut le premier à expérimenter et qui lui valut de vaincre le canyon.
Lui aussi but quelques tasses (ou plutôt quelques thermos) et éprouva les pires difficultés respiratoires lors de l'escalade finale (halètements... au biberon).
Dés qu'il fut remis sur pieds, après le rot libérateur, notre bonhomme déclara, avec un fil à plomb phénoménal, que ses seules sorties se limiteraient dorénavant à la visite de Saint-Sébastien.
Des allers-retours en territoire espagnol, de plus en plus fréquents d'ailleurs et destinés en réalité, à travailler son adresse face au fort intriguant panier à monnaie des postes de péage.
Que vous dire ensuite, sinon qu'il fut longtemps un demi de mêlée de haute lignée, assénant des « parpaings » à la pelle (quoi de plus normal pour un maçon).
A noter toutefois une prédilection marquée pour les passes à rebonds (ces derniers plus nombreux sous le crachin) qui entraînèrent la terrible épidémie de lumbagos qui ravagea le club en l'an 1990 de notre ère.
L'imitation reste son pêché mignon, avec mention spéciale pour l'oie chalossaise, un tour de force surréaliste (avec son et image), aussi désopilant que stupéfiant.
Ce numéro lui aurait valu un passage mérité à l'émission télévisée « La Ferme » (un juste retour aux sources en quelque sorte), sans le concours malencontreux, de la désormais tristement célèbre grippe aviaire.
Actuellement soigneur (uniquement sur ordonnance et avec ses radios) de l'équipe fanion, ce grand spécialiste de « l'éponge miracle » (propagation des rhumes), s'est vu récemment transféré dans le prêt à porter masculin.
Son club l'a en effet nommé responsable en chef du matériel et des équipements de toutes les équipes.
Une fonction tenue avec beaucoup de conscience professionnelle (compte-rendus d'inventaires tri-journaliers), la moindre chaussette trouée, prenant maintenant avec lui des allures de catastrophe nationale.

Encore bravo et merci messieurs !

Dageot
Article paru dans les colonnes du Magazine « Sports Landes »,
(Janvier 2006)
Le mensuel gratuit des sports et loisirs de votre région
(Parution chaque 2ème Jeudi du Mois)

Les Bénévoles du SAC - Branet Family (1ère partie)

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