Avant que naisse le Sanguinet Athlétic Club, on pourrait dire qu'il aura fallu une dizaine années de gestation.
Voilà pourquoi !
A Sanguinet, nous avons eu la chance d'avoir un jeune homme très haut en couleurs, un véritable passionné du ballon ovale.
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Ce jeune homme s'appelait Jeannot Triscos.
Il jouait au rugby à Parentis-en-Born au poste de 2ème ligne.
J'avais 10 ans en 1933 et déjà à l'école primaire, Jeannot attendait nos sorties en récréation pour nous faire jouer au rugby à VII ou à VIII.
La place publique nous servait de terrain.
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Jean Triscos
Fondateur du S.A.C.
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Jeannot organisait une fois par an un match de rugby.
Il s'entourait de 6 à 7 joueurs venus d'ailleurs pour encadrer l'équipe.
Tous les autres joueurs étaient des profanes du cru.
Il y avait Chouchou (Henri Laluque), le père de Jacky, un homme très costaud qui à lui seul tenait la mêlée.
Jean Dubos, ancien maire, qui contestait toutes le décisions de l'arbitre.
Adrien Cadichon, Lolo (Victor Gatuingt) et tous les autres à qui il aurait fallu leur donner un panier pour attraper les balles.
Je ne dois surtout pas oublier Pierre d'Eloi à qui on recommandait de plaquer à tour de bras puisqu'il arrivait à plaquer des joueurs sans ballon.
Quand ceux-ci lui faisaient la remarque, il rétorquait aussitôt : « tu l'as pas le ballon mais tu l'as eu » ce qui occasionnait parfois quelques disputes et échauffourées.
Le clou de la fête, c'était Lolo, un personnage très imagé qui tombait à chaque mêlée et que l'on soignait avec le contenu d'une gourde de vin rouge.
La plupart du temps, ces matchs se jouèrent au Clercq sur un champ qu'avait prêté Jean Boyau.
Ce terrain fut d'ailleurs utilisé jusqu'en 1948 par l'équipe du S.A.C.
Tous ces matchs d'un jour étaient assez folkloriques, mais cela a servi à faire connaître le rugby à Sanguinet.