1943, 1944 et 1945 furent des années très difficiles pour le club.
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Certains joueurs furent requis par le travail obligatoire en Allemagne, trois autres partirent pour la guerre.
Parmi ces jeunes gens, il y avait les deux ailiers, les deux piliers et le demi de mêlée.
Cinq joueurs en moins pour une équipe qui débutait allait poser bien des problèmes.
L'un deux, Roger Labat ne revint pas. Il mourut au camp de concentration de Dachau le 26 mai 1945.
Le bureau et les joueurs décidèrent que le stade porterait son nom.
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De gauche à droite Jean Triscos, Gilbert Noailles, Marcel Dupuy et Roger Labat.
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La saison 1945/1946 fut moins dure puisque la guerre était finie.
Les quatre joueurs revenus plus quelques jeunes qui avaient commencé à jouer durant notre absence allaient causer moins de soucis.
Avec des hauts et des bas, le club a bien fonctionné jusqu'en 1958 où à partir de cette date, il tomba en sommeil.
En 1958, Marc Lanusse, joueur du club est venu me solliciter pour remonter le club.
Avec Néné Tauzin, nous avions accepté le défi.
Nous étions repartis pour une nouvelle galère.
Néné est un homme d'un grand courage, toujours disponible et prêt à tous les sacrifices.
Le S.A.C. lui doit beaucoup de reconnaissance.
« Chapeau Néné pour ce que tu as fait et merci pour la société ! ».
Ensemble, nous avons reconstruit une équipe avec des joueurs de 16 à 20 ans encadrés par quelques anciens.
Pendant deux années, nous avons joué de nombreux matchs amicaux en nous rendant chez l'adversaire.
L'indemnisation de ces déplacements nous permettait de gonfler la caisse du club, caisse que nous avions trouvé vide lors de notre arrivée.
Tous ces matchs amicaux apportèrent de très bonnes choses au club et nous permettaient de préparer au mieux une équipe pour l'avenir.
En 1961/1962, nous avons donc engagé cette équipe dans le championnat de la Côte d'Argent.
Norbert Dufau qui assurait à cette époque le secrétariat du club s'aperçut que ce dernier fonctionnait sans statuts.
Il s'attacha à rédiger ceux-ci afin que le club soit officiellement reconnu.
Ces derniers furent modifiés en 1966, sous la présidence de Monsieur Paul Capdeviele, lorsque le club devint omnisport.
Un nouveau bureau s'était formé.
J'ai quitté toute activité et suis resté 27 ans à l'extérieur du S.A.C. sans jamais oublier mes couleurs jaune et noir.
J'ai réintégré le S.A.C. en 1992 sous les insistances de Raoult Lacoste, un autre passionné, et Jean-Claude Dubernet qui en assurait la présidence.
J'ai arrêté toute activité en 1998 à l'âge de 75 ans mais pour moi la passion demeure.
Il y aurait beaucoup de chose encore à raconter mais ma plume a vieilli et ma vielle tête ne se rappelle plus de beaucoup d'anecdotes.